
[TPE] Le Clonage A quel moment peut-on parler de personne? Aucun indice biologique ne permet de dire concrètement, entre la fécondation et la naissance, quand débute la vie de la personne.
La question fait entrer en jeu à la fois concepts religieux et médicaux, curiosité scientifique, course aux découvertes...

On distingue, chez l'homme, l'embryon du foetus par le passage à trois mois de grossesse. En France, si l'avortement de l'embryon est autorisé jusqu'à la 12e semaine, on témoigne en revanche le même respect au foetus mort qu'à un homme mort. Il est en effet autorisé de prélever ses organes à des fins thérapeutiques (pour des greffes) ou de recherche, comme cela est admis pour toute personne humaine morte, et le Comité national consultatif d'éthique a interdit d'utiliser ces tissus à d'autres fins.
Lorsqu'ils concernent le début de la vie, les principes moraux s'apparentent aux principes religieux. De là, de nombreuses interrogations nous emmènent sur un terrain métaphysique très vaste... Notamment, ne peut-on donc pas estimer que l'Homme, lorsqu'il manipule ainsi le début de la vie, s'approche de Dieu ou même se prend pour Dieu lui-même puisqu'il « crée » un clone « à son image »?
Mort, l'embryon ou le foetus rejoint le cycle de la nature. Mais si, de son vivant, il devient source de cellules, il change totalement de finalité. Peut-on le manipuler afin qu'il devienne une source de cellules thérapeutiques? Dans cette perspective, le clonage thérapeutique est tout aussi discutable que le clonage reproductif.
De même, qu'en est-il de tous ces embryons surnuméraires, conservés dans les laboratoires? Les embryons qui permettent les expériences de lignées de cellules embryonnaires ont été « donnés » par des parents. A qui, finalement, appartiennent ces embryons? Aux parents, aux laboratoires, à la société toute entière, ou bien à personne puisqu'ils auraient leur propre finalité et leur propre destin?
On ne peut considérer ces embryons-là comme différents des autres. Il ne peut pas y avoir deux statuts d'embryons, l'un gardé, choyé au point d'en désirer fortement un enfant, et l'autre abandonné par ses parents et utilisé comme médicament.
Le doute est donc permis quant à notre droit d'instrumentaliser ainsi l'embryon...
Aucun commentaire pour cet article