Dimanche 22 janvier 2006

   
    Pour reprendre par exemple le cas de Dolly, l'arthrite apparue chez la brebis clonée ravive les craintes de vieillissement prématuré des animaux clonés, malgré les dénégations de son père scientifique, le professeur écossais Ian Wilmut. Le vieillissement accéléré de Dolly avait déjà été évoqué en mai 1999. Une étude avait montré que l'âge de ses chromosomes n'était pas de 3 ans mais de 9.
De plus, pour obtenir une brebis telle que Dolly, il a fallu créer plus de 250 clones par le recueil d’un nombre encore plus grand d’ovocytes. Aujourd’hui, il n’est pas encore possible de cloner certains animaux, cependant les moutons, les vaches, les porcs, les chèvres et les souris sont « clonables » avec des fortunes diverses. Par clonage, on obtient rarement plus de 1 % de naissances vivantes, très souvent associées à diverses anomalies génétiques, physiologiques et psychiques. 

 

Taux de réussite en ce qui concerne le clonage reproductif animal (2002)

Espèce animale

Taux de réussite (naissance/embryon cloné)

Mouton

0.4 %

Souris

0.8 %

Rat

2.3 %

Bovin

6.0 %

Chat

0.5 %

Lapin

0.3 %

Singe

0.0 %

Cheval

0.1 %

Chèvre

3.5 %


     De même, les recherches sur les cellules souches embryonnaires humaines rencontrent elles aussi des difficultés. Une publication de « Nature Biotechnology » de janvier 2004 révèle en effet qu’ ne lignée de ces cellules utilisées en recherche se révèle à long terme instable en culture. Après six mois de croissance, ces cellules présentent un excès de chromosomes 12 et 17. Pourtant, cette lignée, considérée comme stable et dépourvue d’anomalie chromosomique, avait reçu l’agrément du NIH américain avant d’être distribuée dans 150 laboratoires dans le monde. Cette découverte remet en cause pour certains chercheurs le développement de stratégies thérapeutiques faisant appel aux cellules souches embryonnaires.



    Mettre au monde des animaux clonés en bonne santé s'avère donc être une opération plus difficile que prévu. Les clones sont en effet souvent gravement atteints : défauts cardiaques, retards de développement, dysfonctionnement du système immunitaire, problèmes de poumons, obésités soudaines à partir d'un stade de développement, arrêts du développement d'embryons ou de fœtus... En somme, moins de 3 % des tentatives de clonage réussissent. Selon des spécialistes du clonage et des biologistes du développement, le processus de clonage semble entraîner l'altération de gènes, d'où la survenue d'un nombre indéterminé de problèmes imprévisibles à n'importe quel moment du développement.

    Dans ces conditions et jusqu'à résolution des problèmes, il paraît hors de question de cloner des êtres humains, car cela serait beaucoup trop risqué...



par Lucie&Céline publié dans : II ] Types
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