Depuis plus de 20 ans, les biologistes clonent des cellules et des gènes.
Ces derniers servent pour l'élaboration de médicaments : une fois identifié le gène qui commande la fabrication d'un produit naturel, l'industrie pharmaceutique peut le multiplier (le cloner) en un nombre illimité d'exemplaires. Les laboratoires d'analyses utilisent des éléments naturels clonés pour doser toutes sortes de molécules du sang ou détecter une maladie. Plus récemment (et encore de façon expérimentale), on multiplie par clonage des cellules actives contre le cancer pour amplifier les défenses naturelles.

Les médicaments clonés proviennent de véritables usines biologiques, au sein desquelles des organismes génétiquement modifiés (OGM) fabriquent des produits naturels en quantités industrielles.
Le clonage thérapeutique est sans doute le plus porteur de progrès, et celui qui à l'avenir ouvrira le plus de portes, que ce soit dans le domaine de la recherche scientifique, ou dans celui de la médecine par exemple. Il est appelé à se répandre et à s'installer dans nos moeurs plus facilement que le clonage reproductif, qui se heurte à bien des réticences éthiques.
Pouvoir créer des lignées de cellules génétiquement identiques offre une énorme avancée scientifique, car cela permet d'effectuer des expériences avec des variations inter-individus réduites au minimum. En effet, sans cette technique, il est extrêmement difficile d'obtenir en laboratoire des générations semblables de cellules. Le clonage représente donc un gain de temps considérable, les recherches en deviennent plus rapides et plus efficaces.




